Situé dans les Vosges à plus de 1200 m d'altitude, le long de la route des crêtes non loin du col de la Schlucht, le jardin d'altitude du Haut Chitelet propose aux visiteurs plus de 2 500 espèces de la flore de montagnes.

Par MamLea » dimanche, août 8 2010, 18:06
Situé dans les Vosges à plus de 1200 m d'altitude, le long de la route des crêtes non loin du col de la Schlucht, le jardin d'altitude du Haut Chitelet propose aux visiteurs plus de 2 500 espèces de la flore de montagnes.

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Par MamLea » mardi, août 25 2009, 20:50
La Moselle, au niveau de Toul, continuait jadis son parcours vers
l'ouest, traversait la côte de Meuse dans la partie de sa vallée qu'on
appelle aujourd'hui le "Val de l'Âne", puis poursuivait son chemin vers
le nord-ouest par la vallée de la Meuse.
Pour diverses raisons (pertes, climat, érosion…), il y a eu sa célèbre
"capture". La Moselle a alors rebroussé chemin au niveau de Toul, s'en
est allée vers le nord-est rejoindre la vallée de la Meurthe,
empruntant à Liverdun une rivière que les géologues ont appelé "le
Pompey" jusqu'à sa confluence avec la Meurthe au niveau de Pompey.
Le Val de l'Âne est parcouru maintenant par l'Ingressin qui s'écoule
dans l'autre sens, de Foug vers Toul, dans une vallée bien trop grande
pour lui. À l'autre extrémité, près de Pagny-sur-Meuse, se trouve un
marais, relique de la confluence entre la Moselle et la Meuse.
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Par MamLea » mardi, décembre 2 2008, 22:12
La première usine de Neuves Maisons "la Société Métallurgique de la Haute Moselle" fut fondée en 1872 par Victor de Lespinat.
Cette implantation a été favorisée par la présence des gisements de minette de Maron et du Val de Fer, par l'exploitation d'une carrière de castine de Chaligny, par la toute jeune ligne de chemin de fer Nancy-Dijon et par le projet du Canal de l'Est.
Après bien des vicissitudes, rachats, restructurations, et malgré la fin de l'exploitation de la minette, la sidérurgie est encore présente et l'usine de "Neuneu" qui a suivi l'évolution des techniques, tourne toujours.
L'acier n'étant plus tiré de la fonte mais des ferrailles de récupération (procédé Martin), les 7 hauts-fourneaux ont progressivement disparu, remplacés en 1969 par les convertisseurs à oxygène pour lesquels la filière électrique est adoptée en 1986.
Le four avec dépoussiérage des fumées fonctionne depuis 2002 et Neuves-Maisons obtient la certification ISO 9001 version 2000.
Le nouveau portique pour le parc à ferrailles a été installé en 2004.
L'exploitant actuel, la SAM, appartient au groupe italien RIVA et comptait 455 salariés en 2005.
La SAM produit des aciers d’armature de béton armé. Sa prospérité est liée à la bonne santé du bâtiment et des travaux publics !
La construction du bief à grand gabarit de la Moselle canalisée et de l'écluse d'accès aux quais de déchargement des péniches de ferraille a été réalisée en 1978-1979.
Après avoir longé les divers bâtiments industriels abandonnés ou encore en activité, le canal toujours dissocié de la Moselle, franchit l'écluse de Messein et acquiert une dimension plus modeste. En quittant la subdivision de Toul, il devient "Canal des Vosges" dont une branche, le "canal de jonction", relie la Meurthe à Laneuveville devant Nancy et l'autre remonte la vallée vers la Saône via Épinal.
Elle traverse une zone inhospitalière, malgré quelques ballastières consacrées à la pêche et tentant de redevenir sauvages,. A Messein, l'une des sablières a été aménagé en base de loisirs.
Les tas de "crasses", résidus de sidérurgie utilisés comme ballast des voies ferrées et comme soubassement des chaussées, offrent un paysage minéral et noir. Les zones abandonnées dont les reliefs ne sont pas même qualifiables de terrils, sont à peine colonisées par quelques espèces végétales pionnières et rudérales.
Ici même, notre promenade émerge de la côte de Moselle et on peut remonter le parcours tranquille de la rivière qui coule entre des roselières accueillantes pour toute une faune d'oiseaux d'eau.

L'écluse à grand gabarit en eau

Sur le canal, les bateaux de tourisme côtoient les péniches et les deux types d'embarcations ont le même droit de passage dans la grande écluse. Un petit bonjour convivial aux curieux est de règle ! Ce petit voilier attend la fermeture des portes d'amont. On entrevoit à l'arrière la zone d'entrepôt des crasses.

Des tas et des tas de ferraille, des portiques gigantesques, des grappins, d'énormes engins…

Le bassin et les quais de déchargement avec, en arrière plan, l'usine SAM (société des aciers d’armature du béton.)
De vieux bâtiments abandonnés, vestiges de l'aciérie d'autrefois, dont les 7 hauts-fourneaux ont disparu !

Et des bâtiments modernes d'où sortent par rail les rouleaux de fil de fer. Des tonnes d'entre eux attendent ici leur chargement sur les wagons adéquats.

Derrière l'écluse on entrevoit le village de Messein au pied de la forêt où se dissimule l'oppidum du camp d'Afrique.

L'écluse de Messein, n°47, à gabarit Freyssinet, parait toute petite… En quittant la subdivision de Toul, le canal prend le nom de canal des Vosges.


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Par MamLea » mardi, décembre 2 2008, 21:16
Après avoir longé une zone artisanale et commerciale, le canal impersonnel au trajet rectiligne arrive à l'écluse de Neuves-Maisons entre deux hauts murs de palplanches. Quant à la Moselle naturelle, elle poursuit son cours, et les bancs de sable de son lit peu profond sont le paradis des pêcheurs.
Après avoir côtoyé quelques jardins ouvriers, le capricieux Madon (dont les crues sont spectaculaires), conflue au niveau du Pont qui relie Neuves-Maisons à Pont Saint Vincent.

Cette photo aérienne illustre le cheminement côte à côte de la Moselle et du canal, puis, à partir du Pont emprunté par l'ancienne RN 74 reliant Neufchâteau à Nancy, le site de l'usine sidérurgique et de son port.
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Par MamLea » mercredi, novembre 26 2008, 12:00

Sur la droite Sexey aux Forges, Chaligny à gauche, Neuves-Maisons au fond.
Les pelleteuses et dragueuses ont creusé un canal rectiligne qui court-circuite les méandres de la Moselle, laissant ça et là des vestiges de l'ancien canal, des ballastières promues en étangs de pêche, des bras morts.
L'ancien chemin de hallage poursuit sa route, agréable cheminement parfois loin de l'eau, parfois au contraire menaçant d'y sombrer. Sur le rivage, le houblon grimpe avec allégresse dans les saules et les aulnes, les ronces s'y complaisent également, mais bien moins hélas que la maudite Renouée du Japon, plante invasive qui sera peut-être un jour unique espèce de nos bords de rivière si on ne parvient pas à éviter son inquiétante progression. Invasive aussi et pourtant si jolie, l'Impatience de l'Himalaya qui explose sur votre passage, propulsant alentours ses graines colonisatrices.


Houblon (Humulus lupulus)

Renouée du Japon (Reynoutria japonica)

Impatience de l'Himalaya (Impatiens glandulifera)
Sexey aux Forges est installé sur les marnes du Toarcien, terrain mouvant dont tout le village souffre. Son activité remonte à l'âge du fer et s'est prolongée par le fonctionnement de la mine Sainte Anne qui alimenta l'usine de Neuves-Maisons. Quant à la mine du Bois du Four, son minerai fut exporté en Allemagne par péniche. Les restes d'un quai de chargement sont encore visibles et quelques fragments de minette s'entassent sur le bord du halage.
Le petit ruisseau Sainte Anne finit ses jours dans la Moselle dans une confluence un peu glauque, lui dont le parcours bucolique entaille le plateau sur la rive gauche, drainant entre autres une partie des eaux souterraines du réseau karstique de l'Aroffe. Ses eaux fraîches sont favorables à l'élevage de la truite !
Une première maison éclusière abandonnée à la sortie de Sexey, une autre pimpante un peu plus loin, volets bleus et jardin soigné. Peut-on comparer à une friche industrielle le site de son ancien barrage, de sa vieille écluse envahie d'herbes folles ? Tandis que le hallage retrouve en cet endroit précis un balisage et un aspect touristique digne des "Boucles de la Moselle".
Sur l'autre rive, Chaligny se chauffe sur le flanc sud de la vallée. Ses mines sont également désaffectées et ses vignes résiduelles ne fournissent plus qu'une petite production familiale, mais ce village observe une urbanisation plus importante que les localités situées plus en amont. La vieille voie de chemin de fer poursuit son chemin en contrebas de la route qui permet de rallier Neuves-Maisons.

Juste après Maron, le canal quitte ici la Moselle pour se diriger droit sur Neuves-Maisons

Sexey aux Forges

Le ruisseau Sainte Anne termine ici son bref parcours

Derrière cette ancienne maison éclusière on aperçoit Chaligny accroché au flanc de la vallée


...et son ancien barrage, abandonnés !


La Moselle, vers Neuves-Maisons et le chemin aménagé en piste touristique
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Par Mirabelle Lorraine » mardi, novembre 25 2008, 10:56
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Par MamLea » mercredi, novembre 5 2008, 17:20
Si l'on arrive à Maron en remontant la Moselle par l'ancienne voie ferrée Toul/Neuves-Maisons, on évite soigneusement de passer sous le Ball-trap un jour de tirs ! Ceux-ci résonnent loin dans la vallée, claquements secs et répétés, mais comme la visée est dirigée vers le ciel, on ne risque pas de se faire canarder, seulement de recevoir quelques morceaux de pigeons d'argile sur la tête. Ces oiseaux extraordinaires n'ont rien à voir avec des pigeons : ce sont des soucoupes d'une dizaine de centimètres de diamètre, de teinte fluo rouge ou oranger, lancées par un appareil appelé "lanceur".
Plus loin, ce sont les aboiements des chiens d'un élevage qui troublent la quiétude des Fonds de Monvaux, un vallon sec et froid protégé pour sa flore périglaciaire (ZNIEFF incluse dans un site Natura 2000).
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Par MamLea » mercredi, octobre 1 2008, 17:11
La "croisière" se poursuit en remontant la Moselle…

En quittant Pierre la Treiche, on laisse les grottes sur sa gauche, le vallon froid de L'Arrot et "la Treiche" sur sa droite. On plonge au cœur du plateau calcaire hôte des belles forêts de hêtres et de chênes qui n'ont pas encore cicatrisé leurs blessures infligées par la tempête du 26 décembre 1999.
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Par MamLea » lundi, septembre 22 2008, 13:31
- Du gué, qui fut remplacé en 1901 par un premier pont métallique à deux arches, lui-même remplacé après sa destruction en 1940 par un autre pont provisoire (type Bailey).
- Du barrage disparu et des deux écluses aujourd'hui inutiles.
- Du quai d'embarquement où l'on chargeait les pierres des carrières Solvay, dont l'exploitation a cessé il y a des années.
- De l'île du Zil où Simon, "le Capitaine", transportait les robinsons du dimanche.
- De la guinguette, sa baignade, son plongeoir et ses pédalos.
- Du chantier de construction de péniches de frères Mourlon dont les deux calles sèches ont disparu.
- De l'usine de réparation de moteurs de bateaux, aujourd'hui encore occupée par les services de VNF et dont le bassin est définitivement à sec.
- De la ballastière créée au lieu-dit "le quart de sable" et d'où sont sortis des tonnes d'alluvions entre 1900 et 1976.
- Des anciens relais pour les chevaux de halage : il n'y a pas si longtemps, on pouvait encore lire sur une façade "chevaux, foin avoine" encadré de deux ancres de marine. Le développement de Pierre la Treiche doit beaucoup à la batellerie !
De très nombreuses cartes postales anciennes témoignent de ce passé !
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Par MamLea » vendredi, septembre 12 2008, 17:05

Le plan d'eau de Chaudeney-sur-Moselle
Résultat du coude de la Moselle et de sa canalisation, le plan d'eau offre de belles perspectives sur la ville de Toul avec la Côte Barine et le Mont Saint Michel en arrière-plan. Les véhicules pressés qui passent à grande vitesse sur le pont de l'autoroute A31 en sont des témoins privilégiés !
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Par MamLea » samedi, septembre 6 2008, 22:40
à Valcourt, l'ancien canal parallèle au canal à grand gabarit, sert encore pour la navigation de plaisance. En évitant l'écluse destinée aux grosses péniches pouvant atteindre 3 000 tonnes, le passage dans l'écluse à petit gabarit permet d'économiser l'eau de la Moselle. Voiliers et petits bateaux à moteur s'arrêtent parfois au niveau de l'hypermarché situé à proximité pour aller faire leurs provisions.
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Par MamLea » lundi, août 25 2008, 18:10
Le Mont Saint Michel, butte témoin des côtes de Meuse, domine la ville de Toul du haut de ses 394 m et doit son nom à une vieille légende locale qui raconte un défi entre l'archange et le diable : celui de démonter la colline ! Bien entendu, le vainqueur fut Saint Michel et le diable fut si humilié qu'on ne le revit plus dans la contrée !
Le Mont Saint Michel toulois n'est pas coiffé comme son homonyme breton par une prestigieuse abbaye, mais par un fort militaire, élément du système de fortifications construit par Seré de Rivières après la défaite de 1870.
La ville de Toul s'étend à ses pieds et les nouveaux quartiers de la Croix de Metz, en dépit de leur qualificatif de "ville Haute", tentent son escalade sans en atteindre le sommet.
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