Des tonnes et des tonnes de blocs d'oolithe de Jaumont surnommée
"pierre de soleil" ou "pierre du soleil" ont été arrachées au plateau
lorrain depuis des siècles. Des fouilles archéologiques ont permis de
mettre à jour stèles et monuments funéraires, ainsi que des sculptures
d'époque gallo-romaine qui enrichissent les musées au-delà de la
frontière à Luxembourg et à Arlon.
Elle a servi de matériau pour des édifices tels que le Château de
Malbrouck et la basilique d'Avioth. Elle fut même exportée au-delà de
la Lorraine, à Lyon par exemple. À Charleville-Mézières, sur la place
Ducale, elle mêle harmonieusement sa chaude couleur ocre au rouge de la
brique. Elle a aussi voyagé jusqu'à Macao (casino) et Kobe (temple
bouddhiste). Vauban ne l'a pas dédaignée pour édifier remparts
(Luxembourg) et citadelles alentours.
Sur la côte de Moselle et autour de Metz, le moindre village arbore sa
chaude couleur non seulement sur une église au portail sculpté ou sur
un calvaire, mais sur beaucoup de maisons dont les linteaux, les
montants de fenêtres et de portes, les murets ont la couleur du soleil.
Même à notre époque contemporaine, ère du béton et de l'acier, certains
villages en Meurthe et Moselle voisine ont enrichi leurs entrées d'une
sculpture en Pierre de Jaumont : ici, un tournesol, là une croix de
Lorraine !
Mais c'est surtout Metz qui en est la vitrine car la ville s'habille en jaune des pieds à la tête : de la haute couture !
Suivez-nous !







