Percée en 1900 pour des nécessités civiles, la "Porte Nouvelle", baptisée plus tard Porte Jeanne d'Arc, n'est donc pas due à Vauban.
Pour continuer de longer les remparts par l'extérieur de la ville, il faut contourner la Villa des Ailes et la Résidence Pinteville, logements de militaires. On parvient alors à un grand plan d'eau, réservoir pour les fossés, alimenté par la Moselle depuis le "canal de Valcourt". L'eau pénètre ici sous la ville : c'est "l'entrée des eaux", protégée par deux demoiselles semblables à celle de la "sortie des eaux".
Le quartier de la Michonnette où l'on accède ensuite a perdu de son pittoresque des années 1900. C'est devenu cependant, autour des ses deux gros marronniers, un lieu indispensable au stationnement. En face, trois pavillons de VNF ont été construits à l'ombre des silos et des Grands Moulins Aubry.
Nous laisserons la Porte Moselle sur notre droite pour franchir les remparts par la trouée de la rue Vauban (ancienne RN4) qui permet d'accéder à d'anciennes casemates partiellement aménagées. C'est le Centre Culturel Vauban qui abrite un petit Théâtre très convivial, appelé par les Toulois "Théâtre du Moulin" du nom de l'association qui l'anime, une salle d'exposition, la salle Louis Aragon, trop discrètement accessible par une ruelle étroite qui donne également accès à la salle de répétition de la manécanterie "les petits chanteurs de Toul" et d'une chorale. D'autres travées plus basses, occupées ou encore vacantes, attendent d'être améliorées.
En face, nous retrouvons les bâtiments délabrés délaissés par les services techniques que nous avions entrevus au départ de cette promenade sur les remparts de Toul. Ces bâtiments n'offrent-ils pas encore un immense potentiel… si un futur projet obtenait les subventions nécessaires à sa concrétisation, quelque chose qui ferait le lien entre le Centre Culturel Vauban et la médiathèque où a débuté cette promenade ?







